Histoire de l'abbaye de La Sauve Majeure
~ Première partie ~
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Bonjour. Je me présente, Erwan Chaintrier, j’ai 22 ans, je suis originaire de Bordeaux.
Je suis énormément intéressé par la technologie qui nous entoure (les ordinateurs, les téléphones portable, les gadgets électroniques, bref tout ce qui nous entoure !). J’ai quand même une préférence dans l’art et la technique du cinéma, autrement dit : les images de synthèses.
J’ai pu réaliser cette passion par ce projet de reconstitution de la Sauve-Majeure en images virtuelles, initié par Monsieur Xavier Lafaysse, professeur d’art plastique à Tivoli (Bordeaux), et soutenu pendant six ans par ma famille ainsi que Monsieur Jean-François Duclot, que je pourrais qualifier d’historien de cette abbaye.
Je vous propose comme déroulement de la soirée, celui que j’ai adopté à 14 ans : partir de l’histoire de l’abbaye, des éléments existants, comprendre aussi le fonctionnement des logiciels tridimensionnels avant de vous montrer un film qui représente pour moi la clôture de ces années de travail. Nous essaierons ensuite de comprendre ma démarche dans ce projet que vous verrez,
peut être sans fin !
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Dans une première partie, nous verrons l’histoire de l’abbaye, suivi d’une visite de l’existant à partir de quelques photos. Nous pourrons alors expliquer le principe de la 3D, l’image virtuelle, avant de visualiser un film que j’ai réalisé sur ce projet.
Nous approfondirons la notion de réel et virtuel dans une seconde partie, en expliquant quelques unes de mes démarches de construction afin de conclure cette soirée.
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Je vais retracer les grandes lignes de l’histoire de cette abbaye, qui seront plus développées dans la vidéo de tout à l’heure.
Saint Gérard de Corbie, que vous voyez ici en statue, arriva en 1079 à l’âge de 60 ans, dans la grande foret de la Silva Major (Sauve-Majeure en latin), située en Entre-Deux-Mers. Entre Targon et Créon, pour ceux qui connaissent un peu la région.
Après avoir rencontré le duc d’Aquitaine à Poitiers, il est arrivé sur place accompagné de 3 moines et 5 chevaliers en 1079. Il lança la construction de cet édifice, un an après, qui durera plus de 700 ans
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Cette abbaye fut construite et détruite quatre fois. Elle connue donc la transition en le roman et le gothique, ce qui est comme vous le verrez, très complexe mais intéressant lorsque l’on va commencer à construire les croisées et raccords entre les voûtes.
Pour la seconde partie, il faut savoir que l’abbaye de la Sauve Majeure hébergea plus de 100 moines lors de ses grandes heures ! Je vous laisse donc imaginer sa taille, et surtout celle du cloître qui est complètement rasé
aujourd’hui. L’histoire de cette abbaye sera plus détaillé dans le film de tout à l’heure.
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Je vous invits à visualiser quelques images de l’existant, qui pourront vous faire imaginer l’ampleur de ce monastère
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Cette gravure de Léo Drouyn est encore d’actualité. Nous pouvons observer que cette église possède une tour, et que les nefs et voûtes sont complètements détruits, comme sur la photo.
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Cette gravure de Léo Drouyn est encore d’actualité. Nous pouvons observer que cette église possède une tour, et que les nefs et voûtes sont complètements détruits, comme sur la photo.
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Cette gravure de Léo Drouyn est encore d’actualité. Nous pouvons observer que cette église possède une tour, et que les nefs et voûtes sont complètements détruits, comme sur la photo.
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Nous pouvons voir le portail par son autre coté. Il est très intéressant pour plusieurs aspects. Non seulement c’est la seule trace de la nef qu’il nous reste, mais en plus il permet de connaître le type architectural de la nef central.
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Photo suivante, nous allons jeter un coup d’oeil sur le départ de voûtes de la croisée, située en haut à gauche du plan.
- C’est à cet endroit que j’ai eu le plus de soucis dans ma reconstitution.
Comme vous pouvez l’observer, nous ne pouvons pas encore déterminer si la
croisée est le type roman ou gothique. Je vous laisse sur ce doute que nous
éclaircirons tout à l’heure.
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Pour finir le tour de l’abbaye, nous pourrons voir sur les deux photos
suivantes, que le cloître est totalement rasé, seules quelques pierres
repositionnées au sol peuvent nous témoigner de l’ampleur de ce monastère.
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Cette photo prise du haut de la tour permet de nous laisser imaginer la
structure du jardin du cloître
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Et le champ visible ici n’est que l’emplacement du cloître, dominé par la
tour, particularité de cette abbaye.
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Après ce tour de la Sauve Majeure, nous allons passer à un aspect plus technique de sa reconstitution : le principe de l’image de synthèse. Je vais tenter de vous expliquer de façon simple comment nous arrivons à créer des objets sur ordinateurs. Cette explication est valable non seulement pour mon travail, mais aussi pour tous les films et images que vous pouvez voir dans la vie.
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Nous allons prendre comme exemple une voûte soutenu par deux piliers. Pour se faire, nous allons partir d’un simple cercle, ici à gauche. Nous allons donner u volume à celui-ci, c'est-à-dire de multiplier ce cercle en 2D pour en faire un objet en 3D. Nous avons deux façons, représentées ici. Soit d’épaissir son périmètre, au quel cas nous obtenons un anneau, soit de multiplier les anneaux, afin d’avoir un pilier. En travaillant ces objets par des découpes ou des copies, nous pouvons obtenir notre voûte !
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Si nous partons de ce morceau de voûte, et que nous le copions trois fois, nous obtenons alors un début d’entrée d’église…
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Appliquons cette méthode, partir d’une forme en 2 dimensions en lui donnant du volume, nous pouvons alors créer tout sorte d’objets, tel que des murs et des façades
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Le film que je vais vous présenter dure 20 minutes. Il représente pour moi un aboutissement d’un projet de 6 années de travail. Certes, vous verrez des défauts, je le sais. J’anticipe la réponse, mais de 14 à 20 nous, nous n’avons pas d’expérience et de recul sur la construction d’une projet tel que celui ci.
Je vous souhaite une bonne visite, que nous poursuivrons, je vous le rappelle, par l’explication de mon travail.